Ciel d’hiver: d’Orion au Taureau à l’oeil nu et aux jumelles…

Salut à tous,

 

Orion taureau
Les constellations d'Orion et du Taureau

depuis plusieurs semaines la météo nous donne du fil à retordre, entre le vent et les couvertures nuageuses, dame Sélène qui se couche relativement tard, l’observation correcte devient un véritable chemin de croix.

Cependant, j’ai trouvé un moment propice pour saisir sous une lune bien présente, quelques unes des plus belles constellations d’hiver: Orion et le Taureau.

Le but au départ étant d’immortaliser une partie du ciel célébrant le jour de la naissance de Nathan, mon petit neveu né dans la nuit de lundi à mardi. Pour lui souhaiter la bienvenue, j’ai été contraint d’attendre le lendemain soir (encore la météo!), qu’à cela ne tienne, la voute céleste est la même.

J’ai tiré avantage de la présence de la Lune (avais-je le choix?), en effet elle permet un bel éclairage du premier plan et limite la magnitude des étoiles et autres objets , ce qui me permet de vous présenter cette partie de la voûte comme vous la verriez sous un ciel bien noir à l’œil nu et aux jumelles. Le décor étant là pour vous montrer l’échelle. Vous n’y trouverez donc pas d’informations pour des objets visibles uniquement à l’aide d’un télescope (Nébuleuse du Crabe, M43, nébuleuse de la tête de cheval, etc…).

(cliquez sur les images pour les agrandir)

Orion

Considérée par la majorité des amateurs comme la plus belle constellation du ciel boréal, Orion est par sa forme caractéristique et ses étoiles très brillantes, facile à trouver. On la repère en milieu de nuit en direction du Sud/Est (Azimut) à environ 30° de hauteur*.

Objets d'Orion

Sur l’épaule droite d’Orion , un des joyau du ciel boréal, remarquable par son éclat et sa couleur caractéristique jaune/orangée : Betelgeuse. Voici une des étoiles les plus grande de la voute, un monstre, il s’agit d’une supergéante rouge de 630 fois la taille respective du soleil, 14 fois sa masse, elle engloberait Mars! Elle se trouve à une distance d’environ 430 année-lumière.

En descendant d’une dizaine de degrés, on retrouve trois étoiles alignées qui forment la ceinture d’Orion, Alnitak, Alnilam et Mintaka. Cet alignement remarquable est un des moyens qui permet de facilement repérer la constellation.

“Pendu” à la ceinture se trouve le baudrier et sa fameuse “grande nébuleuse d’Orion” : M42. Facilement repérable à l’oeil nu, celle-ci est le siège d’une intense activité de formations d’étoiles. Très grand et relativement brillant, l’objet nous révèle un peu plus ses extensions aux jumelles.

Au genou gauche d’Orion, un autre joyau: Rigel. Voici une étoile autrement remarquable, d’un éclat très visible, il s’agit d’une supergéante bleue (bleue, donc très chaude), large comme 80 fois le soleil et 20 fois plus massive, située environ à 770 années-lumière du soleil. Son destin est connu, comme toutes ses congénères (supergéantes telle que Betelgeuse), elle finira dans une magnifique explosion: une supernova. Qui sait, peut-être un jour, auront nous la chance d’assister au phénomène…

Le Taureau

Au dessus d’Orion, voici une constellation elle aussi remarquable par le “V” que forme les cornes du Taureau, dans lequel s’inscrit Aldébaran, une des étoiles les plus brillante de la voute. Deux des plus visibles amas ouverts du ciel sont présent dans cette constellation.Le Taureau

Aldébaran, facilement repérable, d’une couleur très marquée jaune/orangé est une supergéante rouge relativement vieille, 40 fois plus grande que le soleil, elle se trouve à environs 65 année-lumière de nous. Sa présence participe au dessin des cornes du Taureau.

Les Hyades, au alentours d’Aldébaran constituent ce qu’on appelle un “amas ouvert”. Ce sont des étoiles jeunes, plutôt bleues, issues d’un même nuage moléculaire situé dans la galaxie, elles s’éloignent les unes des autres.

Plus au zénith vous tomberez sans équivoque sur les perles du ciel boréal : les Pleiades. Voici un autre ama ouvert, plus facilement repérable que les Hyades, il est connu sous différentes appellations: Les Pleidades, M45, les sept sœurs. Ce bijou donne toute sa beauté dans une paire de jumelles 10×50 ou il s’inscrit dans tout le champ de vision. Amusez vous à repérer les sept filles d’Atlas et Pléioné : (par ordre de magnitude apparente) Alcyone, Electre, Maïa, Mérope, Taygète, Célaéno et Astérope. Autre petit jeu trés courant chez les amateurs, à l’oeil nu (après une vingtaine de minutes d’adaptation au noir), combien d’étoiles comptez vous?

Voilà j’espère que ce petit tour d’horizon vous aura plu, en attendant pour certains de recevoir leur premier instrument (le père Noêl s’affaire) et de découvrir d’autres objets de cette partie du ciel (comme M1 près d’Elnath par exemple ou M42/M43 plus en profondeur).

A bientôt et bienvenue Nathan!

*Tendez votre bras, point fermé verticalement ce qui correspond à un angle de vision de 10°. Partez de l’horizon, en empilant 3 fois votre poing, votre regard se portera alors à 30° de hauteur.

Coté technique:

  • Assemblage vertical de 7 photos.
  • Canon EOS400D + Sigma 30 EX f/1.4
  • 10s à f/2.0, 800 ISO, 30mm.

Sur la toile:

Météo à Quimper

Ami(e)s loarganien(nes)

Je viens de découvrir que nous avons une
station météo à Quimper, qui plus est avec une webcam.

le site ici

la webcam là

Donc, plus besoin de sortir de son lit pour voir qu’il fait mauvais
dehors “quel progrès”.

Un site de prévisions météo : (Toujours afin de savoir qu’il pleut à
Quimper et que les étoiles sont invisibles !) ici

– le même en prévision à trois jours : ici

– le même en flux RSS : ici

Pour ceux qui maitrisent mal l’informatique et internet,
il est toujours possible de mettre le nez dehors.

Christophe

Au revoir Raymond !

Je viens d’apprendre, ce soir une bien triste nouvelle.

Le décès de notre guide au Pic et au Coronographe, Raymond David nous a quitté ce 28 septembre 2009.

Je tiens, ici, à le remercier, lui et son compagnon Franck du Coronographe de nous avoir fait découvrir leur Pic du Midi, qu’ils connaissaient si bien.

Raymond était bien connu dans le petit monde de l’astronomie amateur.

Il avait participé entre autre à l’élaboration de la caméra Audine.

Raymond David
Raymond David

Flash iridium

Bonjour à tous,

lundi soir, Nono et moi avons chacun de notre coté, décidé d’imortaliser un phénomène artificiel bien connu des astronomes amateurs : les flash iridiums ( “Iridium flare” en anglais ).
Les Iridiums sont des satelites de télécommunication, à l’origine au nombre de 77, chiffre qui correspond au numéro atomique de l’atome du même nom. [singlepic id=228 w=320 h=240 mode=web20 float=left]
Ceux-ci sont pourvus de deux antennes très réfléchissantes qui dans certaines conditions captent et renvoient furtivement la lumière du soleil alors que celui-ci est couché, le phénomène durant typiquement une quinzaine de seconde. La position de ces satellites est parfaitement connue et le flash est prévisible à la seconde près suivant notre position géographique sur terre.
D’une magnitude apparente de -7,1 , cet objet était plus de 10 fois plus brillant que Vénus! Même avec la lune à proximité, c’était visuellement très impressionnant. [singlepic id=226 w=320 h=240 mode=web20 float=right]
Voici donc deux versions d’un même phénomène, le flash de l’Iridium 18, à noter la présence discrète de la galaxie d’ Andromède (M31) en dessous à gauche du “flare”. (Cliquez sur les images pour les agrandir).

  • Auteur: Tofic
  • Lieu: La chapelle de la clarté à Combrit
  • Instruments: EOS400D, Objectif 18/50
  • Pose: 20s à f/3,5 ; 18mm
  • Auteur: Noël Gegou
  • Lieu: Plonéour
  • Instruments: EOS350D, Objectif 28/80
  • Pose: 38s à f/5,6 ; 28mm
  • Sites d’éphémérides de satellites, vous renseignez vos coordonnées et vous obtenez la liste des objets selectionnés (ISS, iridium etc…), leur magnitude, leur position dans le ciel, l’heure précise de leur apparition:

  • Heavens-above
  • Calsky

  • Une version logiciel:

  • PreviSat
  • Association d'Astronomie de Cornouaille