Qui sommes nous ?

L’Association d’Astronomie de Cornouaille Loar Gann regroupe depuis près de 20 ans les astronomes amateurs du Sud Finistère. Ses activités qui se sont développées au fil des années sont détaillées ci-dessous. Pour les adhérents, un programme trimestriel comprend au moins deux observations par mois à l’observatoire de Coray, des ateliers les 1er et 3ème samedis du mois au local de Quimper, des exposés-diaporamas d’initiation ou d’approfondissement, un stage annuel, une revue…

Pour un plus large public elle assure des animations telles que les nuits des étoiles, des observations publiques lors d’événements particuliers (éclipses, transits, occultations…), des interventions à la demande dans les écoles, centres de loisirs ou de vacances…

En cette Année Mondiale de l’Astronomie, le programme a été particulièrement copieux : des observations publiques à Coray et Sainte Marine, deux nuits des étoiles dans ces mêmes lieux, une conférence sur les galaxies à l’Espace Associatif à Quimper, une exposition à la médiathèque de Penhars, une conférence sur les exoplanètes suivie d’une observation à la Maison du Vent à Goulien et prochainement une soirée diaporama et observation au LAC de Loctudy.

Une équipe de cinq membres de l’association a pu aller en mission au T 60 du Pic du Midi au mois d’avril, une autre équipe devrait pouvoir y aller en 2010.

Depuis deux ans nous intervenons contre la pollution lumineuse, par une sensibilisation des élus et du public, au niveau de l’éclairage public dans un premier temps, mais aussi de l’éclairage publicitaire et commercial.

Une association très dynamique et chaleureuse, avec plus de cinquante adhérents de tous âges (11 à 79 ans) et de tous milieux, heureux de partager leur passion pour les merveilles de l’Univers.

Les activités de l’association

Diaporamas et exposés en salle
Réunions et observations publiques
Atelier de taille de miroir et construction de télescope
Édition d’un bulletin trimestriel
Imageries (CCD, photos)
Stage d’initiation généralement en février
Observations
Organisation du « Marathon de Messier »
Organisation de la nuit des étoiles
Initiation à l’observation
etc. …

Les débuts de l’association

Depuis mes 12 ans, je suis passionné d’astronomie…

En parcourant le journal « Le Télégramme » en fin 1989, je suis tombé sur un petit article, rédigé par Michel Lecompte – « Grand amateur de Breton et d’astronomie devant l’éternel » – qui recherchait des astronomes amateurs dans la région de Quimper. Je l’ai contacté, et quelques jours plus tard, nous nous sommes réunis chez lui. Nous étions quatre passionnés d’astronomie : Michel Lecompte, Nicolas Sarassin, Stéphane Jestin et moi même Philippe Floury. L’association Loar Gann vit le jour le 10 novembre 1990. Son objectif : réunir les passionnés d’astronomie de la région Quimpéroise.

« Loar Gann » veut dire « Pleine Lune ou Lune d’argent » en Breton. Le logo représente, La Pleine Lune, dessiné en art Celtique. Grâce au bouche et oreille l’association s’est développée. Parmi les premiers a nous rejoindre : Yoann Le Naour, Michel Dagorne, par la suite Stéphane Gétin, Jean-Michel Manac’h et Dominique Briec, etc

Philippe Floury

Mais d’où vient donc Loar Gann
par Michel Lecompte

Au moment où l’on m’a proposé de rédiger un article sur l’histoire du club, j’ai d’abord voulu faire grand : un document complet, fruit d’un travail collectif, relu par tous les membres qui ont vécu ces 10 années passées. Cela dit, vivant désormais en Angleterre, cela m’était difficile. De plus, ayant conservé de très nombreux documents relatifs aux débuts du club (la première année, je notais absolument tout ce qui se passait), je me suis dit qu’exploiter ce filon me prendrait déjà pas mal de temps.

Ce que vous allez lire n’est donc pas l’histoire du club, mais mon récit personnel du début de cette grande aventure qu’a été et est toujours «Loar Gann». Comment quelqu’un, un jour, à Quimper, en est-il venu à vouloir créer un club d’astronomie ? Comment y est-il arrivé ? Malheureusement pour vous, répondre à cette question m’oblige à parler un peu de ce «quelqu’un». c’est à dire de votre serviteur ! Je me permets donc, comme j’ai eu à le faire, il y a 10 ans, de me présenter brièvement, ainsi que les autres fondateurs, dans la mesure de mes moyens.

Première année :
La création (été 1990 – novembre 1991)

Tout commence pour moi en 1976 à Nouméa (Nouvelle Calédonie), quand je découvre à l’âge de dix ans la couverture d’un livre reproduisant la photo d’un homme sur la Lune et que désire en savoir plus. J’adhère alors à un club d’astronomie de collège : premiers moments magiques au télescope. et je n’ai plus jamais cessé, depuis, de pratiquer l’astronomie en club, jusqu’à mon stage de fin d’études d’ingénieur, que j’ai eu la chance de faire dans un observatoire avec une mission au télescope de 2 m. du Pic du Midi.

Arrivant à Quimper en 1989 pour mon premier emploi, je me suis donc tout de suite mis à la recherche d’un club d’astronomie. Ne connaissant personne ici, l’enjeu était d’ailleurs autant pour moi de pratiquer l’astronomie que de me faire des amis . Je questionne autour de moi, consulte le syndicat d’initiative, les journaux, la mairie, aucune association d’astronomie de type loi 1901 ne semble exister à Quimper. Une activité semble exister à la MJC de Pont l’Abbé, je tente de les contacter mais sans succès. Il restait la possibilité qu’il existe quelque part un club scolaire ou d’entreprise, mais j’en apprendrai plus un peu plus tard à ce sujet.

Entre temps je découvrais l’étendue de la richesse de la culture bretonne : Breton d’origine mais ayant passé ma vie hors de Bretagne, j’étais en effet curieux d’en savoir plus. Cours de danse, de musique, de langue, visite de la région, ont tôt fait de m’occuper à plein temps. Peu après mon arrivée, j’ai, en effet, eu la chance de rencontrer Loeiz Ropars et l’association « Al Leur Nevez », dans laquelle je me suis largement investi. Mais je n’oubliais pas pour autant l’astronomie, tentant toujours d’en parler autour de moi. C’est alors que j’ai rencontré René Thersiquel, passionné de culture bretonne mais aussi de biodynamie, une méthode de jardinage biologique très proche de la nature, tenant compte de la lune et des astres . Et René a justement un ami astronome amateur, Robert Heurte qui habite Concarneau.

Robert que je rencontre peu après, s ‘avère être un ami de longue date de Pierre Bourge (fondateur de l’AFA), et possède une très bonne connaissance non seulement de l’astronomie, mais aussi de l’animation des clubs. De plus, il connaît très bien un jeune Quimpérois passionné d’astronomie : Nicolas Saradin. Je fais donc la connaissance de Nicolas et d’un copain à lui (Tristan Simon), et commence à observer avec eux. au Quinquis, Route de St-Évarzec. Nicolas est vraiment un passionné d’astronomie : il connaît le ciel par cœur, la moindre étoile, le moindre objet visible dans sa lunette de 50 mm. Il a une énergie fantastique : il ne passe pas une nuit de beau temps sans qu’il observe dehors, parfois toute la nuit, quitte à dormir dans la neige ! Le ciel dans un plus gros instrument lui est par contre inconnu, et le matériel coûte cher. c’est donc tout naturellement que l’idée est venue de créer un club d’astronomie.

D’après les statistiques, il y a en France une personne sur 2000 qui est amateur. Pour Quimper, cela fait donc 30 membres potentiels : largement de quoi faire un club ! Soit ces amateurs existaient et ne s’étaient jamais rencontrés, soit Quimper était inférieure à la moyenne nationale justement par manque d’association adéquate, mais dans tous les cas, un club s’imposait pour la ville. Le 27 septembre 1990, Nicolas, Tristan et moi-même nous réunissons pour la première fois afin de tenter d’organiser la création d’un club. Dans l’immédiat, nous ne sommes que trois dont un mineur (Tristan) ce qui est insuffisant : il faut un président, un secrétaire et un trésorier. tous trois majeurs.

Pour nous guider dans notre création, nous avons trouvé deux appuis majeurs : – Un livre : le vieux guide de l’AFA (« Clubs et Groupements d’astronomie ») – La maison des associations (Maurice Conry, pour les démarches administratives et la rédaction des statuts). Étant donné notre situation en Bretagne bretonnante, nous choisissons un nom breton pour l’association (plus original qu’un nom d’étoile ou de galaxie ou qu’un obscur acronyme comme trois quarts des clubs). Parmi une liste de nom breton, le favori est « Gwerelaouenn » (Vénus en Breton) . eh oui ! Quelques temps plus tard, après consultation de bretonnants d’origine, il apparaît que « Gwerelaouenn » est très peu connu, et de toute façon trop long et trop difficile à mémoriser. Lors de notre réunion (à trois) du 12 octobre 1990, nous adopterons finalement « Loar Gann » (pleine lune) comme nom.

Dans les statuts, nous inscrivons les raisons majeures de l’association : – «Permettre à tous les habitants de la région quimpéroise de s’initier à l’astronomie et de la pratiquer en groupe» : nous voulons que ce club reste en permanence ouvert à tous, et ne se referme jamais en une simple petite équipe de copains. D’autre part, combien d’amateurs y a t-il dans la région de Quimper ? Se connaissent-ils entre eux ? Nous aurons la réponse en créant un club. – « Recenser, faire connaître le vocabulaire et les connaissances astronomiques de la langue et de la culture bretonnes » : voilà un sujet d’étude touchant à l’astronomie et qui reste inexploré ! Si les clubs de la Bretagne Ouest ne s’en occupent pas, personne ne le fera.

Le samedi 13 octobre, nous nous rendons à la Maison des Associations pour consulter Maurice Conry, lorsqu’il nous apprend qu’un club de cheminots se réunit le soir même à cet endroit pour faire de l’astronomie ! Nous fonçons les rencontrer, et c’est là que nous faisons la connaissance de Michel Dagorne, qui anime régulièrement là des cours d’astronomie, suivis d’observations lorsque c’est possible. L’association ACLCQ étant en priorité pour les salariés de la SNCF (à part un petit quota de personnes extérieures), Michel adhère immédiatement à notre projet d’association loi de 1901.

C’est également à cette époque que, grâce à Maurice Conry, nous prenons contact avec Philippe Floury, qui se déclare prêt à adhérer au club dès qu’il sera créé. Après contacts, rené Thersiquel accepte d’assurer temporairement la trésorerie du club, et Michel Dagorne et Robert Le Heurte, malgré d’autres activités qui les rendent difficilement disponibles, acceptent de faire partie du bureau. Le Bureau Fondateur du club est alors constitué. Il se compose comme suit : – Président : Michel Lecompte (jeune ingénieur) – Vice-président : Robert Le Heurte (retraité) – Trésorier : René Thersiquel (retraité) – Secrétaire : Nicolas Saradin (étudiant) – Secrétaire technique : Michel Dagorne (cheminot) Le vendredi 9 novembre les statuts sont déposés à la préfecture du Finistère. Le lundi 12 novembre ils sont officiellement approuvés : LOAR GANN est né !

L’organisation de la première assemblée générale et la création du logo furent les étapes suivantes. Pour ce dernier, il fallait bien entendu une pleine lune avec si possible quelque chose de celtique (pour se distinguer des 1001 autres clubs à sûrement avoir ce logo.). L’idée m’est venue de représenter les mers lunaires à l’aide d’un entrelacs de type irlandais, additionné d’une spirale (galaxie) et de groupes de 3 points (figurant des étoiles et amas d’étoiles), en respectant le style celtique, y compris pour le texte. Le tout étant, bien sûr, noir et blanc,. ce qui rend mieux à la photocopieuse ! Le résultat, qui a pris quelques dizaines d’heures à obtenir, était prêt pour la première assemblée générale du club le 16 décembre 1990.

Annoncée par voie de presse, c’est avec un trac extrême qu je me rends à cette assemblée générale, dans la rotonde de la Maison des associations. 18 personnes en tout étaient là. Chacun se présente, on lit les statuts, on discute les attentes de chacun. Parmi les personnes présentes, en plus du bureau : Stéphane Gétin, Philippe Floury, Jean-Michel Manac’h, .. Le bureau initial est reconduit. Deux jours plus tard, les premiers articles dans la presse avec photo de groupe !

Les vacances de fin d’année se passent et le monde va mal : une guerre se prépare dans le Golfe. La France est impliquée, certains craignent le pire. Le 15 janvier, les hostilités se déclarent. Les journaux sont remplis de comptes rendus de bombardements, attaques, dégâts et pertes humaines. Des spectacles et certains festivals sont annulés. Nous n’avons, tous, aucun goût pour « lancer » le club dans cette ambiance. Mais ceci me rappelle une petite histoire : à cette époque là, dans tout le pays, un plan « Vigie Pirate » est lancé par le gendarmerie par crainte de terrorisme. Le lundi 14 janvier 1991, c’est la veille de l’ultimatum de l’OTAN qui devait déclencher la guerre. Ce jour là, la météo est magnifique : il fait -2°C avec pas mal de vent, mais du coup très sec, avec un ciel extrêmement clair. Ni une ni deux, j’appelle Nicolas Saradin et nous partons faire de la photo astro sur la montagne de Locronan (nous voulions disposer d’un jeu de diapos de constellations pour le club). Ce jour là, Mars est bien visible, près des pléiades (où elle fait son « demi-tour ». Mais il faut guider le télescope, immobile pendant 10 minutes à chaque fois et le vent mord méchamment. Je ne suis pas assez couvert. J’enveloppe mes chaussures dans des chiffons de voiture (crasseux) et le tout dans des sacs plastiques pour avoir moins froid aux pieds. Je me couvre la tête complètement avec une écharpe ne laissant voir que mes yeux. Nicolas et moi faisons à tour de rôle les suivis des clichés à longue pose (environ 10 minutes à passer immobile à chaque fois), pendant que l’autre se réchauffe dans la voiture. Tout se passe bien jusqu’à ce que, vers minuit, des phares de voiture approchent . la photo va être ratée, pour le moins, et on peut craindre une rencontre douteuse : qui peut bien se promener à cette heure, par ce froid, dans ce lieu désert ? Ouf la voiture entre dans le camping à 100 mètres de nous. mais non ! Voilà qu’elle ressort 30 secondes plus tard. et se dirige vers nous ! A 10 mètres de nous, elle s’arrête, les deux portes s’ouvrent : « Police, qu’est-ce que vous faites là ? ». il s’agissait d’une patrouille de gendarmerie. Dans ma tenue de clochard-cosmonaute je leur explique ce que nous faisons, les invite à regarder dans mon C8, et nous discutons un peu astronomie. Nous prenons congé amicalement en nous faisant complimenter pour notre résistance au froid ! Il est 00h30 et nous décidons tout de même de tenter une dernière photo, alors que le froid s’accentue toujours avec un vent très désagréable. Même Nicolas, amateur de froid habitué à camper sous la neige, trouve qu’il commence à se transformer en glace. Quelques minutes plus tard : nouveaux phares dans la montée ! Cette fois on craint vraiment que la rencontre soit douteuse ! . Mais une nouvelle fois la voiture tourne dans camping. Sauvés ? Non ! Elle en ressort rapidement, s’approche de nous et arrivée à 10 mètres, les deux portières avant s’ouvrent : « police, qu’est-ce que vous faites là ? » Ma première réaction a été de sourire, pensant qu nos visiteurs de tout à l’heure nous faisaient une blague . mais non, ceux-ci ne semblaient pas être les mêmes. Je recommence donc mes explications astronomiques, montre quelques objets au télescope, discute des merveilles du ciel. Finalement, avant de prendre congé, l’un d’eux me demande : « Dites-donc, vous qui êtes astronomes, pensez-vous que la guerre va éclater demain ? » D’abord un peu interloqué par la question, j’eus alors une idée dont je suis encore très fier ! Précisant d’abord que j’étais astronome et non astrologue, je me risquais toutefois à une lecture « personnelle » du ciel : Mars, Dieu de la Guerre, était situé près des Pléiades, qui sont le cœur du Taureau, autre symbole de combativité ! Mieux, Mars était resté à cet endroit fort longtemps, puisqu’elle y avait « rétrogradé » et elle était encore très proche de la Terre. Beaucoup de symboles guerriers . Précisant que je n’avais aucun don pour l’astrologie, je me risquais donc à avancer que le ciel semblait annoncer le pire.. Ce qui est malheureusement arrivé le lendemain. (Et notons que le 15 janvier était un mardi, jour de Mars). Mais au fait, qui sait si les belligérants ne se laissent pas influencer par des astrologues ? Peut-être toute cette histoire était-elle inscrite dans le ciel, non par le fait du ciel lui-même mais par le fait des hommes qui cherchent à y voir une signification ? Avant de prendre congé, nous apprenons aussi que la montagne de Locronan est la frontière entre deux brigades de gendarmerie, ce qui nous a valu cette double visite !

Mais revenons au club. Pour nous faire connaître, ainsi que de tenter de collecter quelques fonds pour le club, Robert le Heurte nous fait inviter par une association concarnoise : Yoga et Mieux-être, pour une conférence au centre social de Concarneau le 1er février 1991. Les recettes sont partagées entre les deux associations. C’est la première conférence du club.

Robert nous incite aussi à démarrer nos activités à Quimper : lors de l’assemblée générale, l’attente de certains participants était grande et il ne faut pas décevoir. La première réunion du club est donc organisée le vendredi 2 mars 1991 à la rotonde de la maison des associations. Thème : la planète Mars (le dada de votre serviteur). Nous sommes 7 en tout ce jour là. Ensuite tout s’accélère : il nous faut organiser des réunions publiques. La première aura lieu le samedi 9 mars à 20h30 dans la grande salle de la Maison des Associations. Thème : « Découverte du ciel et de l’espace ». L’entrée est gratuite. La soirée est animée par Michel Dagorne, Nicolas Saradin et moi-même. Des diapositives du système solaire ainsi que du ciel (de Locronan) servent de base à l’exposé. 20 personnes étaient présentes et c’est un deuxième passage dans les journaux ! Désormais, chaque mois, seront organisées une réunion publique d’initiation et une réunion d’approfondissement.

Pendant l’été 1991, nous sommes endeuillés par le décès d’Ivan Le Guellec, l’un de nos animateurs et observateur chevronné, dans un accident de plongée.

Enfin, d’importants contacts ont été pris cette année là : – nous avons, le 12 mai 1991, participé à Landivisiau, à ce qui a été, je crois, la dernière réunion « Astro 29 » de tous les clubs astro du Finistère . occasion de nombreux contacts futurs. – Le 18 mai, nous avons participé au rassemblement des amateurs de l’astro-Club de France, autour de Pierre Bourge : une vraie découverte. Cet homme passionné d’astronomie . militant pour qu’elle soit accessible à tous, sans ségrégation technique ou financière. – Par contre nous n’avons pas participé à la première Nuit des Etoiles filantes : nous ne nous sentions pas assez nombreux pour l’organiser et n’avions aucun moyen financier.

En novembre 1991, après un an d’existence, Loar Gann a déjà à son actif 23 membres et 16 réunions organisées . Et voilà comment, en voulant juste chercher un club astro auquel adhérer, on devient finalement animateur et président d’association !
Deuxième année : Le développement
(novembre 1991- novembre 1992)

La deuxième année sera marquée par plusieurs évènements importants : – Le démarrage des Soirées Approfondissement par Jean-Michel Manac’h : la première a eu lieu le 18 janvier 1992. Thème : les lois de Kepler . une initiative qui a de l’avenir ! – Le premier stage d’initiation sur 3 jours, du 15 au 17 février 1992, pendant les vacances d’hiver. En effet, pour les membres débutants et les enfants particulièrement, une réunion par mois ‘avérait totalement insuffisante pour progresser efficacement. Le stage sur 3 jours était la réponse à ce problème. – Création de la revue par Stéphane Gétin : le premier numéro paraît en avril 1992. Les buts essentiels étaient de faire circuler l’information sur la vie du club ainsi que de partager expériences et connaissances entre les membres. – La première participation au printemps des Associations les 25 et 26 avril 1992. Nous ne ferons qu’une seule inscription mais de taille : Dominique ! (pardon Dominique pour ta modestie naturelle). – La première participation à la nuit des Étoiles Filantes en août 1992 (sur le terrain et dans le gymnase de Kermoguer), organisée par deux jeunes membres très motivés : Stéphane Gétin et Yoann Le Naour. 200 personnes environ se sont déplacées malgré un temps pluvieux . mais tout avait été prévu ! – La première sortie au Planétarium de Lannion, occasion de nombreux contacts.

Cette deuxième année, le club aura organisé 24 réunions et compte 27 membres. Tout semble aller pour le mieux ? presque . Le 10 novembre 1992, à l’occasion de l’assemblée générale, votre serviteur se rebelle : le bureau initial n’a pas changé et aucun de ses membres n’est désormais disponible (Nicolas travaille de nuit, Michel Dagorne parfois aussi et je n’ose plus abuser de Robert et René, pensant que des membres actifs devaient prendre le relais). Du coup, à part les réunions Approfondissement de Jean-Michel, l’édition de la revue et la Nuit des Étoiles filantes, j’ai été le seul à assurer : présidence, secrétariat, trésorerie, ventes de la boutique, organisation et souvent animation de toutes les autres soirées régulières et manifestations. Bref ! Je me révolte. Et c’est là, par la bonne volonté des membres, un bureau véritable, composé de membres actifs du club, se met enfin en place : – Secrétaire : Dominique Briec – Secrétaire technique : Michel Dagorne – Trésorier : Gérald Doujet – Vice-président : Jean-Michel Manac’h – Président : Michel Lecompte C’est à partir de ce moment là que l’efficacité du club va être accrue.

Les années suivantes : La maturité

Dès lors, assez peu de modifications vont intervenir, le club a atteint une sorte de « régime de croisière ». Le nombre de membres passe à 34 puis au-dessus de 40 plusieurs années consécutives, avec environ 24 réunions par an.
Oh ! Rien ne se fait tout seul … bien sûr, il faut constamment remplacer des membres qui quittent Quimper, trouver de nouveaux responsables pour les activités existantes, chercher des animateurs pour des réunions d’initiation….

Quelques évènements sont tout de même à retenir : Fin 1993, plusieurs salles de la maison des Associations sont converties en bureaux ou ateliers et le club a parfois du mal à réserver une salle pour ses soirées. Michel Dagorne trouve alors une solution : début 1994, nous commençons à utiliser un local prêté par la SNCF pour les réunions du club (excepté les réunions publiques, non autorisées). C’est le fameux « Local ACLCQ », qui sera utilisé jusqu’en 1999.

Printemps 1995 : Acquisition du premier instrument pour Loar Gann. Une lunette VIXEN Fluorite 102mm, achetée 3000 F d’occasion à un particulier dont nous avons fait la connaissance grâce à Gildas Le Pemp. Le second instrument fut le 210 mm.

Mi 1995 : Sébastien Guennec offre au club d’utiliser une petite maison située au Stangala. L’état est très vétuste et elle sera finalement peu utilisée par le club surtout du fait que l’électricité ne peut y être installée sans travaux coûteux.

Début 1996 : premières subventions pour le club ! 1500 F de la Mairie et 5000 F du Conseil général. Six ans après la création du club ce n’est pas trop tôt ! Cela a été possible grâce à l’intervention de deux membres du club (Sébastien Guennec et Richard Tanguy).

2 mai 1996 : Venue d’Hubert Reeves, à Quimper, organisée principalement par l’association Cornouaille-Québec (mais nous tenons la boutique). Michel Dagorne a l’idée d’offrir un tee-shirt du club à Hubert Reeves qui va le porter quelques semaines plus tard dans une émission à la télé nationale !!! Eh oui, on peut dire que Loar Gann a été « vu à la télé » !!!

Novembre 1996 : De moins en moins disponible, je ne me représente pas à ma propre succession comme président. Michel Dagorne, qui est retraité depuis peu, accepte de prendre alors la présidence du club.

Début 1997 : Un grand rêve se réalise enfin ! Le club utilise ses économies pour acheter un Dobson 400 mm ! . Dommage que Nicolas ait quitté Quimper.

Là s’arrête mon histoire. Il faudrait encore parler de Hale Bopp, de l’éclipse totale. Mais d’autres sont mieux placés que moi pour le faire et l’histoire du club continue à s ‘écrire.

Michel Lecompte

Association d'Astronomie de Cornouaille

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